Communiqué de presse pour le lancement de la plateforme Midi-Pyrénées

Garbriel, dans Organisation Interne et Revendications, le 20 janvier 2019 | 2 commentaires

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Un communiqué des Gilets Jaunes Toulousains:

Ouverture d’une plateforme numérique

 

Toulouse, le 21 janvier 2019

 

Les Gilets Jaunes Toulousains et des départements voisins ont mis en place une plateforme participative pour « proposer / voter / débattre ».

 

Le but de l’outil est de :

  • Donner la parole à tous

  • Permettre à chacun d’y réagir

  • Synthétiser les tendances en toute transparence

  • Faire émerger les tendances d’opinions

 

Rappelons que dès leur première AG en décembre 2018, les Gilets Jaunes Toulousains ont décidé à la majorité de se structurer sans représentants, d’où la nécessité de mettre en place des outils les plus ouverts et horizontaux possible.

 

L’outil de plateforme numérique permet donc à tous les Gilets Jaunes & sympathisants du mouvement (notamment ceux qui ne peuvent se déplacer) de prendre la parole, donner leur opinion sur divers sujets (revendications, organisation interne) en région toulousaine et dans les départements voisins.

 

Il est important de résider en Midi-Pyrénées pour pouvoir s’inscrire et participer, car c’est une plateforme régionale réservée aux sympatisants proches géographiquement. Sachant qu’ailleurs en France d’autres plateformes sont en train de se créer (ou le sont déjà), destinées à ceux qui habitent sur les autres territoires. Ainsi sommes-nous en lien avec 5 autres régions Gilets Jaunes où un tel outil existe déjà.

 

En Midi-Pyrénées, après une phase test de deux semaines, cet outil a été officiellement lancé hier dimanche 20 janvier lors de la quatrième assemblée générale des Gilets jaunes toulousains réunie à Auzeville-Tolosane.


Par ailleurs, si nous avons souhaité développer cet outil, c’est bien parce que « le grand débat » ne répond pas à la demande citoyenne actuelle selon nous. En effet nous reprochons à ce « grand débat » de ne pas respecter les règles élémentaires d’une démocratie ouverte, notamment avec un choix de questions posées et définies à l’avance, ainsi qu’une communication gouvernementale destinée à limiter le choix des sujets qui mériteraient pourtant à nos yeux d’être débattus.

 

Il manque de toute façon 3 conditions essentielles à la tenue de ce « débat » :

1/ Pas d’engagement politique sur la prise en compte des propositions qui vont émerger du grand débat.

2/ Pas d’indépendance du débat, avec une structure transparente pour l’organiser, et en garantir la neutralité dans le traitement des données recueillies.

3/ De manière générale, pas de prise en compte du citoyen comme un des acteurs de la prise de décision politique (même pas à titre consultatif) , pas de garantie plus large d’associer les citoyens dans la durée, au-delà du « grand débat ».